Poésies multicolores

Mardi 19 février 2008
Dans le ciel vert le jour va naître,
Il fait très doux ;
L'aube blanchit votre fenêtre,
Eveillez-vous.

Voyez : la ligne des collines
Est d'or, là-bas ;
Ecoutez au fond des glycines
Et des lilas,

Ecoutez au profond des treilles
Et des roseaux,
Ecoutez toutes les abeilles,
Tous les oiseaux.

La vie est là qui vous appelle,
Voyez : tout luit.
La vie est là, la vie est belle,
Souriez-lui.



Emile Despax
La Maison des glycines 


Par Melly
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Lundi 18 février 2008
J'aime beaucoup observer les insectes butiner des fleurs...
Voici un poème qui me fait rêver au printemps...et à des libellules !

Sur la glycine en fleur, que la rosée humecte,
Rouges, verts, bleus, jaunes, bistres, vemeils,
Les milles insectes
Bougent et butinent dans le soleil.
Oh ! la merveille de leurs ailes qui brillent
Et leurs corps fins comme une aiguille
Et leurs pattes et leurs antennes
Et leur toilette quotidienne
Sur un brin d'herbe ou de roseau.


Emile Verhaeren
Toute la Flandre


Par Melly
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Lundi 11 février 2008
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Ô lumineux matin, jeunesse des journées,
Matin d'or, bourdonnant et vif comme un frelon,
Qui piques chaudement la nature, étonnée
De te revoir après un temps de nuit si long.

Matin, fête de l'herbe et de bonnes rosées,
Rire du vent agile, oeil du jour curieux,
Qui regardes les fleurs, par l'ombre reposées,
Dans les buissons luisants s'ouvrir comme des yeux,

Heure du bel espoir qui s'ébat dans l'air vierge,
Emmêlant les vapeurs, les souffles, les rayons,
Où les coteaux herbeux, d'où l'aube blanche émerge,
Sous les trèfles touffus font chanter leurs grillons ;

Belle heure où, tout mouillé d'avoir bu l'eau vivante,
Le frissonnant soleil que la mer a baigé
Eveille brusquement dans les branches mouvantes
Le piaillement joyeux des oiseaux matiniers,

Instant salubre et clair, ô fraiche renaissance,
Gai divertissement des guêpes sur le thym,
- Tu écartes la mort, les ombres, le silence,
L'orage, la fatigue et la peur, cher matin...


Anna de Noailles
Le coeur innombrable


Par Melly
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Vendredi 8 février 2008
J'aime beaucoup les fleurs blanches des agrumes.
En voici un beau poème qui me plait beaucoup...

Voici le temps où passent les brises du sud,
La fleur du pamplemousse répand son parfum ;
Et la nuit où s'ouvre la fleur du pamplemousse,
On peut voir, toute blanche, la Rivière du ciel.
Trois étoiles, quatre étoiles, sept étoiles...
En comptant, j'ai eu sommeil malgré moi.
Et malgré, malgré moi doucement endrmie,
Sans bouger, jusqu'au matin, j'ai dormi...
Voici le temp où passent les brises du sud,
La fleur du pamplemousse épand son parfum.


Georges Bonneau
Petites chansons du Grand Japon


Par Melly
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Mercredi 6 février 2008
Tout est lumière, tout est joie.
L'araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Ses rondes dentelles d'argent
.

La frisonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l'étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux...

Sous les bois, où tout bruit s'émousse
Le faon craintif joue en rêvant ;
Dans les verts écrins de la mousse
Luit le scarabée, or vivant...

La giroflée avec l'abeille
Folâtre en baisant le vieux mur ;
Le chaud sillon gaiement s'éveille,
Remué par le germe obscur.

Tout vit et se pose avec grâce :
Le rayon sur le ciel ouvert,
L'ombre ui fuit sur l'eau qui passe
Le ciel bleu sur le coteau vert !

La plaine brille, heureuse et pure.
Le bois jase, l'herbe fleurit...
Homme, ne crains rien : la nature
Sait le grand secret et sourit.



Victore Hugo - Les Rayons et les ombres


Par Melly
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Samedi 2 février 2008
La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années ;
on devient vieux parce qu’on a  déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. 
Il demande, comme l’enfant insatiable : Et après ?
Il défie les événements et trouve la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi.
Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir.
Aussi vieux que votre abattement.
Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.
Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.


Général MacArthur

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Par Melly
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Dimanche 27 janvier 2008
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel
Personne n'est assez riche pour s'en passer
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer
Il est le signe sensible de l'amitié
Un sourire donne du repos à l'être fatigué
Rend du courage aux plus découragés
Il ne peut n'y s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur
Qu'à partir du moment où il se donne
Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux, donnez lui le vôtre
Car nul n'a autant besoin d'un sourire 
Que celui qui ne peut en donner aux autres.


Auteur inconnu
 
 

Par Melly
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Jeudi 24 janvier 2008
Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance, j'affirme ma foi dans l'avenir de l'humanité. 

Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure. 

Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent l'homme à ce point captif de la nuit que l'aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité. 

Je crois que la vérité et l'amour, sans conditions, auront le dernier mot effectivement. 

La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort. 

Je crois fermement qu'il reste l'espoir d'un matin radieux, je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi. 

Chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et plus personne n'aura plus de raison d'avoir peur. 

Martin Luther King


 

Par Melly
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Lundi 21 janvier 2008
Si tu ne peux être pin au sommet du coteau,
Sois broussaille dans la vallée.
Mais sois la meilleure petite broussaille
Au bord du ruisseau.
Sois buisson, si tu ne peux être arbre.
Si tu ne peux être route, sois sentier ;
Si tu ne peux être soleil, sois étoile ;
Ce n'est point par la taille que tu vaincras ;
Sois le meilleur, quoi que tu sois.


Douglas Mallock
Texte exprimé par Martin Luther King


 

Par Melly
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Samedi 5 janvier 2008
Dans le jardin sucré d'œillets et d'aromates,
Lorsque l'aube a mouillé le serpolet touffu
Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
Chancellent de rosée et de sève pourvus,

Je viendrai sous l'azur et la brume flottante,
Ivre du temps vivace et du jour retrouvé,
Mon cœur se dressera comme le coq qui chante
Insatiablement vers le soleil levé.

L'air chaud sera laiteux sur toute la verdure,
Sur l'effort généreux et prudent des semis,
Sur la salade vive et le buis des bordures,
Sur la cosse qui gonfle et qui s'ouvre à demi.

La terre labourée où mûrissent les graines
Ondulera, joyeuse et douce, à petits flots,
Heureuse de sentir dans sa chair souterraine
Le destin de la vigne et du froment enclos.

Des brugnons roussiront sur leurs feuilles, collées
Au mur où le soleil s'écrase chaudement,
La lumière emplira les étroites allées
Sur qui l'ombre des fleurs est comme un vêtement,

Un goût d'éclosion et de choses juteuses
Montera de la courge humide et du melon,
Midi fera flamber l'herbe silencieuse,
Le jour sera tranquille, inépuisable et long.

Et la maison, avec sa toiture d'ardoises,
Laissant sa porte sombre et ses volets ouverts,
Respirera l'odeur des coings et des framboises
Éparse lourdement autour des buissons verts.


 (Anna de Noailles)
 
 
 

Par Melly
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